Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 16:34
- Par Boulette

Il y avait l’autre jour, sur le site du monde.fr un article sur les librairies indépendantes. Évidemment, j’ai commis la bêtise de lire les commentaires. On y tire à boulets rouges sur le prix unique et toussa…

Alors oui, je suis consciente d’être une sale privilégiée qui a les moyens d’acheter les bouquins qui lui font envie. Rien qu’en 2011 j’ai du dépenser pas loin de 700€ en bouquins (BD et littérature confondus ça va de soi) pour moi, nous passerons sous silence les coûts des cadeaux que j’ai pu faire en termes de bouquins également. Oui, je n’ai pas à me limiter dans mes achats de bouquins. Oui, bon, mais et les autres ? Se limitent-ils réellement à cause du prix ?


Petite il ne m’a pas fallu longtemps pour constater qu’au rayon littérature de jeunesse j’étais la seule lectrice à lire la 4ème de couverture des bouquins que j’envisageais d’acheter ou à aller demander au libraire quelques conseils de choix quand j’étais à la librairie BD (oui, j’ai une librairie BD et une librairie littérature séparées, oui, je suis über chanceuse, non, je n’ai pas honte).Choisir un bouquin uniquement pour son titre mène bien souvent à l’erreur. Choisir un bouquin au hasard pour quelqu’un d’autre (et surtout un jeune lecteur) mène malheureusement souvent au dégout de la lecture. Bref c’est facile de dire qu’un livre c’est cher pour ce que c’est, d’ailleurs je le dis : Marc Lévy et Guillaume Musso c’est TRÈS cher pour ce que c’est. Et du coup il est relativement aisé de dire qu'on achète pas à cause du prix. Pourtant derrière ce sont des heures de travail pour l’auteur (en BD il y en a souvent plusieurs et pour les deux auteurs cités précédemment je doute qu’écrire avec une photocopieuse prenne tant de temps), des heures de relecture, de petites corrections, de mise en page, de choix de typo etc. etc. Tout ça vous le payez dans votre bouquin, tout travail mérite salaire disait ma grand-mère. Évidemment vous payez une part de marge à l’éditeur ce qui lui permet d’en donner un tout petit peu à l’auteur (grosso modo peanuts, l’éditeur se préfère souvent à l’auteur) et puis les fameux 5% de réduc que vous font Amazon et la FNAC qui eux permettent aux libraires indépendants de survivre.

 

http://a7.idata.over-blog.com/450x600/3/71/66/43/nouveau-dossier/musee-guimet-033.jpgÉvidemment mon jugement est biaisé... Mon rêve, c'est la rotonde du musée Guimet...


Déjà sur le prix d’un bouquin 5% c’est peu. Prenons un manga moyen, de prix moyen 7€, les 5% de réduc correspondent à 0.35€. Tout de suite on voit que le libraire ne se gave pas franchement (à titre de comparaison, les GMS se font entre 1.5 et 2€ de marge sur le kg de pommes qui est généralement entre 2 à 2.5€)… De plus si vous êtes fidèle à votre librairie elle a très probablement une carte de fidélité qui vous permet d’avoir 5% de réduc sur le total de vos achats lors du 10ème achat. Si vous avez acheté 10 mangas à 7€ ça correspond à 3.5€ soit exactement la même chose que l’économie réalisée en achetant en grande surface ou sur internet (où il y a en sus les frais de port). Pour ce qui est de la FNAC et autres Virgin dites-vous que s’ils ne font pas de marge sur les livres (puisqu’ils vous offrent les 5%) c’est forcément qu’ils la font ailleurs (et notamment sur les consommables informatiques), mais nous nous égarons.


Une autre grande question est également largement débattue : les livres en VO peu disponibles en boutique (ou alors spécialisée). Moi j’en lis assez peu, ceux que je lis je les achète généralement lors d’un voyage dans le pays d’origine (un Umberto Eco en italien acheté à Florence, un Pratchett en anglais acheté à Londres…). Ceci dit je sais que je peux appeler ma librairie et commander tel ou tel bouquin dans la langue que je veux. Il est dispo en 48h (évidemment si je commandais un bouquin en suédois ce serait probablement plus long), mon libraire m’envoie un texto quand mon bouquin est dispo et je ne me déplace qu’à ce moment là. Bref pas plus compliqué qu’une commande internet. En plus mon bouquin arrive en BON ÉTAT chez mon libraire. Ce qui est très rarement le cas dans une commande internet. Pas la peine d’accuser la poste le dernier colis défoncé que j’ai reçu m’a été livré par UPS. Je ne l’ai même pas inspecté avant de le refuser et sur le bon j’ai marqué : « Emballage partiellement arraché, défoncé sur plus d’un tiers de sa surface et trempé à 100%. Marchandise visible par les trous et très abimée », je précise que je n’ai jamais eu à refuser un colis postal pour ce genre de motif.

 

http://www.lesartsdecoratifs.fr/local/cache-gd2/5e02246cebb045a4a22b1d5fe721960e.jpgOu alors un boudoir dans ce genre là...


À mon sens la question n’est pas Internet c’est plus pratique, la question c’est Quelles sont mes habitudes ? et Où vis-je ? En effet, moi je vis en ville. J’aime la ville, aller au ciné, au resto, au théâtre, acheter des bouquins etc. Donc j’ai une librairie pas loin, c’est facile de s’y rendre. Mes beaux-parents habitent en périphérie lointaine (non, pas « à la campagne », ils ne sont pas non plus dans une région agricole à 1h de la ville la plus proche), pour moi c’est le cauchemar, mais eux voulaient un grand jardin (de ce côté-là c’est réussi), en revanche la librairie la plus proche c’est 30 min de voiture... Du coup internet est souvent vu comme plus facile, plus rapide (malgré les 48h de délai pour la livraison). Mon cousin parisien commande beaucoup de choses sur internet, il lit peu, habite à moins de 10 minutes à pied d’une bonne librairie, mais pour lui commander des bouquins sur le net était une évidence puisqu’il le fait pour d’autres produits. Trois modes de vie différents, trois raisons différentes.

Une autre question se pose : quid des libraires dans la distribution des nouveaux supports de lecture ? À mon avis on doit pouvoir les impliquer, la question tient plus à la volonté des différents acteurs. Je ne me suis pas vraiment penchée sur la question, je suis très papier, odeur de colle et tâches d’encre…


Pour ceux qui veulent lire l’article :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/03/il-faut-defendre-la-librairie-independante_1625136_3232.html

 

Sinon sur un tout autre sujet, nous sommes enfin en 2012 (bonne année lecteur de mon coeur). On va bien voir si les Mayas ont eu un vieux coup de bol dans leurs prédictions ou si une fois de plus les Paco Rabanne et consorts auraient mieux fait de la boucler. Bref.


Pour une fois j’ai décidé de prendre quelques résolutions. Pas des bonnes résolutions, oulalalaaaa… Non, juste des résolutions. L’idée c’est de se fixer des objectifs simples, un peu sur le modèle de ce qu’avait fait Moogloogloo l’an dernier.


J’ai opté pour un défi sur toute l’année et un défi par mois.


Pour le défi sur toute l’année, j’ai envisagé de faire une photo par jour, mais en fin de compte ça m’emballait moyennement à cause de la contrainte matérielle. Je m’explique : je me suis acheté un appareil photo que je trouve merveilleux. Il m’a couté un bras, mais best photos ever quoi. Ce n’est pas un reflex, c’est pas pour autant qu’il ne prend pas de place. Et depuis que j’ai gouté au luxe de la technologie de mon compact pro (les plus gros des compacts quoi) hé bien je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Conséquemment je n’ai pas d’appareil photo potable sur mon portable vu que ça ne me servirait à rien. Donc si je veux faire une photo par jour, je dois trimballer Akani (mon appareil photo). Ça va vite me gonfler. Du coup j’ai opté pour plus simple : je ne me sépare jamais de mon agenda. Il est rouge, il est gros (une page par jour) et il a des lignes. Résumons donc : une page par jour avec un papier pas du tout adapté à des dessins. J’ai donc choisi de réaliser une gribouille par jour dans mon agenda.


Pour le défi mensuel, j’ai choisi « finir 3 de mes en-cours et mes engagements en tricot ». Croyez moi un mois de 31 jours était IN-DIS-PEN-SA-BLE pour les 3 en-cours et les deux engagements.


Je ferai un bilan mensuel du projet annuel. Ce sera également probablement l’occasion d’évaluer la réussite du projet mensuel. L’évaluation sera très probablement sur un mode : Accomplissement / Satisfaction / À améliorer / À continuer. Ouala vous savez tout. Je vous dis donc à plusque plusque.


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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 15:27
- Par Boulette

Je vous ai promis une critique de RH, la voici ! Wouhou ! Si vous n’avez pas lu la page Wikipédia associée (ce que je vous conseille si vous voulez garder toute la surprise du jeu), vous ne savez même pas de quel type de jeu il s’agit. Dans le cas contraire (ou si vous voulez quand même la lire), je ne suis pas sûre de pouvoir vous apporter grand-chose de plus que la page, si ce n’est mon avis sur le jeu.

 

Quelques généralités donc :


Radiant_Historia_Cover_Art.jpg

La jaquette du jeu, plutôt jolie, je l'ai en fond d'écran au boulot (clic)

 

Titre : Radiant Historia

Type de jeu : RPG, pour les gens peu initiés il s’agit d’un Role Playing Game, vous incarnez donc un héros, à la tête d’une équipe, dont la mission est de sauver le monde (cette phrase s’applique à la plupart des RPG). Il y a donc essentiellement des éléments scénaristiques. Ce n’est pas un niveau avec des obstacles qu’il faut traverser ou une salle qu’il faut vider de ses zombies putrides avec un nombre de munitions limité (d’ailleurs les ennemis repopent quand on quitte une zone). Vous allez devoir accomplir diverses quêtes plus ou moins annexes pour accumuler suffisamment d’expérience pour finir le jeu.

Support : DS jouable au stylet ou aux boutons, pas de grosse différence de maniabilité à mes yeux, à chacun de voir ce qu’il préfère.

Disponibilité : jamais sorti en Europe, uniquement à l’import Langue : selon votre source d’importation japonais ou anglais (réfléchissez bien à votre choix, il va y avoir pas mal de texte à lire)

Nombre de joueurs : 1


RH Je vous aurai prévenus !

 

Un peu d’explications sur fond de « Nicht Pitch for the Bitch » (copyright Pétronille) :


L’histoire prend place sur un continent isolé. Les deux principales nations humaines sont en guerre, le reste de la population est essentiellement composée d’humanoïdes à cornes, les Satyros qui sont des magiciens de foulie, ils sont basés à Célestia la ville protégée par magie, et d’humanoïdes à poils, les Gutrals qui sont méga balèzes et vivent essentiellement dans la jungle (ils ressemblent à des gorilles, mais on ne voudrait pas heurter leur sensibilité). Il y a aussi une petite nation formée de réfugiés et de hors-la-loi humains dans le sud. Tout ce petit monde commence sérieusement à flipper parce que le désert gagne de plus en plus de terres (pas top top pour l’agriculture) et qu’en plus une étrange maladie change les gens en sable (appelée Sand plague soit peste sableuse). Bref c’est pas joyeux-joyeux. Les deux nations en guerre sont Alistel dirigée par le Prophète Noah et Granorg dirigée par la reine Protea. Autant les Alistéliens semblent très fervents et très attachés au Prophète, autant les Granorgites sont pas super ravis d’avoir Protea comme reine, elle est despotique, égocentrique et ne doit sa position qu’à son mariage avec l’ancien roi (mort assassiné), à la base c’est une fille du peuple. Tout n’est pas rose pour autant à Alistel, mais vous le verrez au fil du jeu. Le jeu s’ouvre sur deux étranges gamins qui se lamentent sur le thème « Raaah zut la désertification était trop forte, y’a plus que du sable, on est trop nuls ». Du coup ils décident de recommencer pour rétablir la « véritable histoire ». On change alors complètement d’environnement et on voit un blondinet en rouge se faire confier une méga mission d’agent secret par un vieux au gros pif. Gros Pif donne un bouquin à Blondinet en lui disant « Tu verras ça te sera trop utile de la mort, mais je te dis pas comment ça marche. À toi de trouver. Lol ». Blondinet dit « Ok » et se casse travailler. Vous avez enfin la main (là je vous ai résumé environ 35 min de cinématiques) ! Vous incarnez Blondinet ! Wouhou ! Vous partez donc en mission. Une succession d’événements tous plus pourris les uns que les autres vous permet d’apprendre à quoi sert votre bouquin : à voyager dans le temps et l’espace. Ce sont les gamins chelous qui vous l’expliquent. Ils vous chargent au passage d’arrêter la désertification et la « Peste Sableuse ». En gros ils ont été nazes donc maintenant c’est à vous de sauver le monde. Vous allez devoir prendre tout un tas de décisions dans l’aventure. À chaque décision critique se forme un nœud temporel grâce auquel vous pourrez revenir en arrière et changer d’avis, modifiant ainsi le cours des histoires (oui parce qu’en plus il y a deux histoires parallèles). Le but étant bien évidemment de progresser jusqu’à sauver le monde. Comme dans tous les RPG vous allez vous faire des potes qui combattront avec vous et vous permettront d’acquérir de nouvelles capacités. Vous allez aussi vous faire des ennemis qu’il faudra combattre, à vous d’utiliser au mieux vos super capacité et une bonne dynamique d’équipe.

 

Mon avis


De manière générale j’aime bien les RPG. Faut dire que sauver le monde c’est toujours valorisant, non ? Ma principale source de RPG console n’est absolument pas originale : Final Fantasy. Cette série a cependant un gros défaut : dans tous les épisodes auxquels j’ai eu l’occasion de jouer il y a un moment (voire plusieurs, dans FFIII c’est limite systématique entre deux séquences) où il faut farmer pour pouvoir continuer. Pour les non initiés, farmer consiste à ne rien faire d’autre que de taper du monstre pour gagner de l’XP et atteindre le niveau suivant histoire de pas se faire ramasser la gueule par les ennemis de la prochaine séquence. Je ne vous le cache pas c’est CHIANT À EN MOURIR. C’est d’ailleurs plus ou moins à cause de ça que depuis plus d’un an mes sauvegardes FFIII et FFIV n’ont pas beaucoup évolué (d’après M. Boulette, dans FF VII nul besoin de farmer, serait-ce le début d’un explication sur le pourquoi FF VII est considéré assez largement comme le meilleur FF ?). Pour RH, je n’ai pour l’instant pas eu à farmer, je pense en être à la moitié du jeu. C’est probablement lié au fait qu’on passe son temps à faire des allers-retours dans l’histoire quand une séquence est bloquée, mais qu’on pense avoir l’info qui permet d’avancer une autre séquence (des fois ça rate). Du coup ça a parfois un peu l’effet inverse. Vous avez des attaques de base à -100 PV contre des monstres à 50 PV, too easy, mais ça fait parfois bien plaisir de défoncer du mob aussi aisément.

Un autre aspect que j’aime dans les RPG c’est l’existence de quêtes annexes *3*. La série des Zelda est sans doute la plus fournie en quête annexes, ce qui explique probablement mon attachement à cette série *3* (oué je sais Zelda = A-RPG, mais y’a RPG dedans, non ? Si, alors casse pas les noisettes). Hé bien dans RH on est servi question quêtes annexes ! Y’en a même qui sont en réalité nécessaires à l’accomplissement de la mission ultime SAUVER LE MONDE (pour ceux qui n’auraient pas suivi). On perd un peu le côté annexe me direz-vous… Je garderais toutefois cette dénomination en raison de leur non-rattachement direct à une frise temporelle et à leur symbolique dans le Withe Chronicle (je n’ai pas trouvé d’image montrant une quête annexe, mais pour l’instant il vous suffit de savoir qu’elles ne sont pas matérialisées comme les événements ou les nœuds temporels).

Frise RH Voilà à quoi ressemble les timelines


J’ai également beaucoup apprécié le système de combat avec un grille de placement pour les ennemis, la connaissance de l’enchainement des tours (par exemple Blondinet, Allié 1, Ennemi, Ennemi, Blondinet, Ennemi, Allié 2, etc.) qui permet de réaliser des attaques combinées qui seront plus efficaces et qui plus tard permettent même de débloquer plus vite des actions spéciales qui peuvent être bien utiles en combat. Les ennemis sont tous désignés par le même nom, mais si vous choisissez d’attaquer vous devrez sélectionner votre cible et du coup, vous saurez quel ennemi joue quand. C’est un jeu DS, il n’est donc pas TROOOOOP BOOOOOOOOOO *3* comme peuvent l’être certains jeux sur console de salon (Okami par exemple était très beau). Par contre pour un jeu DS il est clairement dans les plus jolis de ceux auxquels j’ai pu jouer.


RH Combat 02 Admirez le système de combat très agréable et assez original

 

Deux petits bémols :

   - on peut parfois mettre pas mal de temps à trouver un point de sauvegarde, le jeu n’est donc pas tout le temps hyper mobile (il m’arrive de finir de jouer sur le parking de la gare parce que je n’ai pas atteint de point de sauvegarde avant que mon train n’arrive à destination), pour une console portable comme la DS (avec une très bonne autonomie, donc très transportable), c'est un peu dommage. Ceci dit il reste la solution de la fermer pour qu'elle se mette en veille... 

   - on peut être un peu frustré d’avoir 4 alliés dans l’équipe de Blondinet et de ne pouvoir en utiliser que 2 à la fois en combat. Les autres gagnent tout de même de l’XP, mais plus lentement. Ceci étant ça rajoute un peu de complexité au jeu, tel adversaire sera plus sensible à telle attaque, spécialité de tel allié… La composition de l’équipe devra donc être bien réfléchie… Quitte à devoir abandonner un combat pour le retenter juste après une fois les modifs faites.

 

Au final vous l'aurez compris ce jeu est une petite merveille. Ruez-vous dessus ^^


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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 14:26
- Par Boulette

Je glandais sans d’autre but que de faire passer le temps, quand j’ai atterri (une fois de plus) sur le blog du Monde.fr Clin d’œil gourmand.

J’ai déjà l’autre blog culinaire du Monde.fr dans mes suggestions de visites, il s’agit bien évidemment du formidable blog de Guillaume Long À boire et à manger, un petit jeu de mots qui m’a bien faite marrer.

Bref je vous conseille donc Clin d’œil gourmand, même si ce n’est pas l’auteur du blog elle-même qui réalise les différentes recettes recensées. Je vous le conseille d’autant plus si vous êtes parisien vu qu’il y a parfois des suggestions de restau.

 

Petite note en passant : de temps en temps je regarde mes stats et notamment la provenance des visiteurs. Alors déjà merci à ceux qui viennent intentionnellement, je vous fais du bizou *3* Ensuite pour ceux qui arrivent avec des recherches relativement normales ("colriage science" c'est correct, non ?) : une fois arrivé au bas de la 3ème page de votre moteur de recherche si vous n'avez toujours pas trouvé votre bonheur, il est très peu probable que vous le trouviez dans les pages suivantes (j'ai une recherche pour laquelle j'apparait à la 9ème page sur google tout de même, enfin c'est sympa de passer). Voilà. Bon courage quand même hein !


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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 18:00
- Par Boulette

Je vous prépare un article (long car illustré et détaillé) sur Radiant Historia, mais ça prend du temps. Or mon temps de jeu à Radiant Historia est précieux en ce moment... En plus je suis en train de construire la page wikipédia associée, alors hein bon, pas que ça à foutre !

Voici toujours quelques infos : 

- c'est un RPG

- c'est pas sorti en Europe donc encore moins en français et ça n'est donc dispo qu'à l'import

- c'est chronophage, mais bordel c'est trop cool

- je n'ai pas la moindre idée du prix de la cartouche vu qu'on me l'a offerte (et je respecte à fond le principe de ne pas chercher à connaitre le prix d'un cadeau)

- vous allez devoir sauver le monde (oui ENCORE)


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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 15:43
- Par Boulette

http://i.telegraph.co.uk/multimedia/archive/01635/snoopy_1635791c.jpg

 

Je suis complètement crevée. Voilà la petite phrase dont nombre de blogueuses parents et surtout mamans (vive le partage des tâches) ont dit qu’il ne fallait pas la prononcer devant elles (oui, ben du coup hein) si jamais on était nullipare.Je suis nullipare et je le dis bien haut "Putain sa race, mon empire pour une petite sieste de 10 minutes". Là normalement j'ai droit au lynchage.


Ah ouais ? Genre sous prétexte qu’on a pas de gamin on peut pas être fatigué ? Sous prétexte qu'on a pas de gamin on ne sait pas ce que c'est d'être prêt à vendre père et mère pour 5 minutes de repos ? Mais mon grand, si tu m'offres 5 minutes de repos là tout d'suite maintenant, mais moi je dis oui ! Même si pour ça je dois te céder ma Mémé ! Ma Mémé quoi ! Pour te dire où j'en suis rendue.

 

"Tu peux pas imaginer ce que c'est comme fatigue". Ça c’est ce que vous disent les gens qui avant d’être parents n’avaient jamais expérimenté la fatigue chronique en d’autres occasion qu’une bonne grippe. Moi je suis fatiguée depuis que je suis née. C’est génétique, je n’y peux rien. C’est aussi ça l’Ehlers-Danlos, l'hyper fatigabilité. À la fin de mon année de grande section de maternelle, je sautais partout parce que je rentrais au CP et que j'allais pouvoir lire (je savais déjà faire, mais là ça allait être obligé ! Trop cool), mon frère m'a dit "Oui, mais tu pourras pas faire la sieste". J'ai pleuré pendant deux jours parce que j'étais angoissée de plus pouvoir faire la sieste tous les jours. Et encore deux jours quand on m'a dit que ce serait plus que le mercredi et le week end la sieste.

 

Si on me laisse tranquille je dors 14h par jour et je suis en pleine forme les 10h restantes. Tout le monde ne peut pas le faire, croyez-moi. Seulement je ne vis pas dans un monde qui me permet de gagner ma vie correctement et d’assouvir mes besoins naturels en nombre d’heures de sommeil. Conclusion je suis chroniquement fatiguée. Alors quand s’ajoute à ça une nuit hachée menue par un rhume à la con ou une sirène de voiture…


Vous avez déjà vu quelqu’un s’endormir en sursaut ? Et oui, braves gens, Gaston Lagaffe en a rêvé, Boulette l’a fait. Je m’endors brutalement, comme un narcoleptique, sauf que moi j’en ai conscience et qu’il n’est pas dangereux de me réveiller. Et encore… Je dis j’en ai conscience, mais il m’est arrivé un paquet de fois de me réveiller sans m’être rendue compte que je m’étais endormie.


Tout le monde comprend quand je dis « J’ai horreur des photos, c’est là qu’on remarque le plus ma parenté avec Pandi-Panda ». Mes photos de mariage ont été retouchées pour cacher ça !


Je vis dangereusement, je conduis, je me suis déjà endormie dans ma baignoire. Quand les gens savent que vous êtes au bain ce n’est pas grave ils s’inquiètent rapidement de ne plus entendre de bruit en provenance de la salle de bain. En revanche quand vous avez 17 ans et que vous rentrez de l’anniversaire de Machin à 6h30 (dodo à 22h30, mais premier bus de la journée pour être à l’heure au repas de midi chez Tante Gertrude) en sentant la transpi à 10m, ben vous allez pas réveiller la famille pour leur demander de surveiller… Ma spécialité petite était de me lever la nuit pour aller aux toilettes et de m’y rendormir…


L’année où j’ai passé les concours des écoles d’agro, je suis la seule de toute ma promo à avoir dormi plus de 7h par jour en moyenne… En l’occurrence je suis même la seule à avoir dormi plus de 9h par jour, mais c’était pas super représentatif de l’écart avec mes petits camarades… Quand je m’endormais en cours pendant mes études ce n’était pas discret pour la simple et bonne raison que je ne vois pas pourquoi je devrais avoir honte de ma condition de Boulette malade (hé oui. L’Ehlers-Danlos ne nous donne pas de statut, mais bordel qu’est-ce qu’il nous pourrit la vie !), mais aussi parce que s’endormir brutalement ne laisse pas la possibilité de faire dans le discret. À l’IUT nous faisions des concours de regards vides. J’ai failli gagner. Ouais failli, les autres ont estimé que dormir les yeux ouverts c’est tricher. Bah ouais je dors les yeux ouverts, c’est logique, j’ai pas le temps de les fermer.


On m’a dit « Ben dors alors la nuit. ». Bah tiens ! Ça m’était jamais venu à l’idée ! Diantre, mais quelle proposition pleine de bon sens ! Et ma vie sociale connard ?! Je dors sur une chaise de maternelle alors que j’étais là pour aider ma mère à ranger l’école, je dors dans le bus, je dors en soirée, je dors au cinéma même… Franchement, je ne sors pas en semaine parce que le lendemain je suis au boulot et que je ne suis pas payée pour dormir. Je ne sors qu’une fois par week end, parce que sinon je suis trop fatiguée et je ne me lève pas du dimanche. Je me couche parfois AVANT que les potes qu’on reçoit le soir ne soient partis. Sympa non ?


Alors oui la fatigue chronique c’est horrible. La fatigue chronique te pourrit plus la vie que la fatigue passagère d’une nuit un peu courte parce que y’avait ce concert trop cool… Je vous comprends vous qui expérimentez ça de manière un peu "Suuuuurpriiiiiise ! Ça allait avec le bébé, mais personne vous avait prévenus !"

Mais n’oubliez jamais, JAMAIS, que la fatigue chronique n’est pas la chasse gardée des jeunes parents.
 

 

Je suis fatiguée et je te dis prout.


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